Le café en face du Temple des Mousses

© Boyan Drenec

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Avant de visiter le Temple des Mousses (Saiho-ji en japonais, ou même Kokedera pour les Kyotoïtes), ce minuscule café est flanqué dans son arrière-cour d’un paisible jardin japonais, parfait pour y déguster un thé chaud ou un burendo kohi (blend coffee).

Weekenders Coffee

© Boyan Drenec

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Vous vous demandez peut-être si je ne confonds pas café et parking, et vous avez raison, mais je ne suis pas tout seul. Le grain qu’ont les créateurs du Weekenders Coffee n’est pas qu’un grain de café. Il faut vraiment aller dénicher ce bistrot au fond du parking, à gauche, derrière les grosses bagnoles. Et zéro places assises avec ça.

Un des meilleurs cafés filtre de Kyoto, cela dit.

Café Gallery

© Boyan Drenec

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C’est parce qu’il annonçait être une galerie que je me suis décidé à entrer au Café Gallery, la porte d’entrée ne m’y invitait pas vraiment, comme c’est pratiquement toujours le cas pour les restaurants japonais. On ne voit pas comment est l’intérieur, mais dans ce cas, si ça ne m’avait pas plu, j’aurais pu me contenter du prétexte de voir l’expo.

En fait c’était accueillant et j’ai pu y boire un thé en dessinant des plans pour l’avenir sur mon carnet de gribouillages. La tenancière a bavardé pendant une heure avec une cliente. Je ne sais pas de quoi elles parlaient mais ça avait l’air intense et intéressant. À un moment mon porte-mines s’est mis à ne plus marcher, malgré mes efforts. Quelle surprise, faisant preuve d’une grande gentillesse et délicatesse, elle m’a prêté porte-mines sans que je demande rien. Je n’en étais même pas à réfléchir à ce que j’allais prendre pour le remplacer.

Pontocho

© Boyan Drenec

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Pontocho, c’est juste une rue étroite, des restos et une atmosphère de retour vers le passé. Oui, c’est une attraction touristique en soi.

Zef Kyoto Gion Shirakawa

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Je suis retourné à ce micro-café de Gion, le Zef Kyoto Gion Shirakawa, et cette fois c’est Mounir qui le tenait. Il parle français et il a tout de suite détecté mon accent quand j’ai baragouiné un bonjour en japonais. Il est venu de Tunisie au Japon avec sa femme il y a dix ans, pour faire de l’Aïkido et il ont eu envie de rester. Je peux les comprendre, la pensée me traverse — plus que parfois. Détail amusant, il ont eu le choix à l’époque entre Kyoto et Strasbourg.

Sans être aussi radicalement grillé qu’un espresso italien, on tend vers l’amer et les torréfactions marquées. Un poil chargé en caféine pour moi vu qu’ils ne font que des double-expresso. J’évite le surrégime et bois la moitié de ma tasse.

Journée web

J’ai passé ma journée à regarder de longs entretiens sur la chaîne Youtube Thinkerview (parlant de collapsologie, d’extinction possible de l’espèce humaine, de méthodes pour adoucir le choc à venir, etc.), quelques prises de parole de Michel Onfray sur des sujets de société, des tutoriels sur le tirage et le développement de pellicules argentiques, un film (Mon garçon, de Cédric Carion et avec Guillaume Canet) et un épisode de série tv (Seven seconds). Je n’ai pas pris de douche, je ne me suis pas habillé.

Je sens le fennec.

MonoArt coffee roasters

© Boyan Drenec

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Ça se confirme avec le Original blend du MonoArt coffee roasters, le « blend » japonais a une tendance nette pour le pas mal torréfié. Je le trouve très bon en filtre, mais j’avoue que les torréfactions du Café Bretelles m’ont aussi donné le goût de cafés plus « fruités » (lire « acides » — ou acidulés si on veut être moins polémique).

Par gourmandise, je goûte aussi l’expresso. Il est beau, la crema est soyeuse, il est plein d’arômes (keikou vers l’amer, bien sûr). Quand on l’a fini, il laisse une forte sensation de… voûte de sous-bois et de châtaigne.

L’éclairage est moyen, mais le beau comptoir en bois et le décor minimaliste font ce qu’il faut pour qu’on s’y sente bien. On pourrait chipoter que la musique est, comme dans 97,8 % des cafés — un peu forte, mais bon, ce sont des trucs détendus (Union Jack, The Album Leaf… pour ceux qui veulent savoir — merci S****m).

Parcours photo à Gion avec Sean Lotman

© Boyan Drenec

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J’ai eu la grande chance de pouvoir parcourir pendant une après-midi les rues de Gion avec le photographe Sean Lotman (cf. son livre Sunlanders). Il organise parfois des visites guidées du quartier via Airbnb. Je suis sorti de ma zone de confort et il en a résulté des photos de gens, voire même, par son intermédiaire, quelques portraits.