Natureville

Kodak Portra 400

Les premières naturevilles se sont élaborées sur un principe de juxtaposition. L’approche permaculturelle a élevé le concept à des hauteurs insoupçonnées encore au début du XXIe siècle.

Spéculation matinale

Le monde actuel, dont l’illisibilité donne le vertige, pourrait se trouver dans le processus lent de sécréter un embranchement évolutif à l’humanité.

D’une part la confusion hétéroclite d’êtres humains tels qu’on les a connus depuis longtemps et par ailleurs un réseau d’êtres connectés en permanence à un internet de nano-puces en tous genres, capteur de pression sanguine, d’humeur, de sujets de préoccupation, de relations humaines, de santé, etc. Par le fait même de cette connexion permanente et absolue, ces êtres soumis à un éclairage brutal de leur être profond, ne trouvant plus nulle part l’abri de l’ombre, en subiraient pour conséquence le siphonnage de leur substance spirituelle. Sous perfusion contrôlée par nano-capteur connecté d’un cocktail chimique libérant la dose quotidienne de « soma », les il.elle.s rempliraient leur fonction sociale, libres de tout doute sur la bienveillance de leur gouvernance technique. Par la suite, ces unités biologiques agiraient avec la cohérence de la techno-ruche, sans se perdre en ces questions futiles qui font l’essence de la vie d’un être humain : peur, courage, amour, haine, angoisse, lâcheté, lutte, capitulation, souffrance, plaisir, etc. Les bio-unités de la techno-ruche seraient semblables à des pantins désorientés dès lors qu’ils perdraient leur lien technologique avec le rassurant réseau. Le réseau leur répéterait inlassablement au creux de l’oreille que faire, que penser — à la manière des médias d’aujourd’hui, dont les mensonges sont écoutés et suivis, par le simple effet de la répétition. Un célèbre ministre de la Propagande du milieu du XXe siècle goûtait grandement cet effet de répétition par sa capacité à faire passer un mensonge pour une vérité.

Pour la techno-matrice, quel sens aurait la perte d’une de ses celluloïdes (cellules humanoïdes) la composant ? Comparable à celui d’un ongle ou d’un cheveu pour nous. Au pire, un orteil.

Comment gagner une guerre d’usure ?

Le gouverneur EM, Kastex et Olive le Variant ont choisi l’exaspération lente pour plier l’esprit des gens. Quelles stratégies adopter pour résister victorieusement à cette guerre d’usure ?

L’ironie, l’humour, l’autonomie relative, la distance philosophique, la discipline, la créativité, l’apprentissage, la lecture, le contact humain, les rapports sociaux, l’évitement des médias de masse, une alimentation saine, l’amour, la prière, le chant, la musique, le dessin, la peinture, la photographie, les massages, les caresses, le partage du thé ou du café, la marche, la nature, la beauté, la littérature, le théâtre, l’opéra, la danse, le rêve, la pratique d’un art martial, le vélo, l’amitié, la méditation, la bande dessinée, la respiration, l’écriture, l’activité physique, intellectuelle, spirituelle et artistique, la compagnie de gens intelligents et éduqués (même via Youtube ou Odysee), la joie qu’on tire de la vue d’un nuage bleu ou d’une fleur jaune, verte et blanche, envoyer des cartes postales à ses amis, sont des tactiques essentielles.

Quand on pense un long terme possible de plusieurs mois encore, une réflexion s’impose cependant : comment compléter et diversifier notre arsenal ? Comment mettre toutes ces tactiques en synergie pour être infiniment plus forts que la clique d’importuns ?

#verslaLibération

Présentation d’une revue photographique

PHOTO & CAFÉ 01
27/02/2021
11h à 17h
Citadines Kléber
50-54, rue du Jeu-des-Enfants
67000 Strasbourg

« Une photo qui ne s’imprime pas est une photo virtuelle ».

On rapporte que cette phrase a été prononcée pour la première fois par un célèbre mage imaginaire de l‘image et de l‘imaginaire, dont le nom se serait, dit-on, perdu voici maintenant 12 800 ans.

Trois photographes strasbourgeois apportent leur pierre à l’édifice de la dévirtualisation et s’associent pour vous présenter le premier numéro d’une revue d‘ombre, de lumière et de couleur. L’exposition Ombre & Photo 01 présente des tirages des photos du premier numéro de la revue.

La présentation de la revue et de l’exposition de tirages numériques épatants aura lieu le samedi 27 février 2021 à l’Hôtel des Citadines Kléber. Nous serons tous trois présents pour vous accueillir de 11h à 17h. L’exposition se prolongera jusqu’au samedi 27 mars 2021.

La revue Photo & Café 01 : 10 eu. + frais de port (3 eu. pour la France)

Nos comptes Instagram :
Philippe Schalk, Eno Christmann, Boyan Drenec

Objecte

— Le phénomène que vous rapportez est-il de nature corpusculaire ou ondulatoire ?
— Hein ?
— Objet ou champ ?
— Objet, objet ! Mais… quantique.
— Merdre.

La limousine d’Oncle Picsou

2020.42-02 — Kodak Portra 400

Pour trouver des titres à mes images, j’ai fortement tendance à puiser mon inspiration dans mes lectures d’enfance, ou les ouvrages de fiction qui m’ont marqué en général, en tout cas. Référence et connivence intime. Ou poésie sonore arbitraire, parfois…

Parfois ça dérape, cela dit. Le titre de l’image précédente relèverait vaguement de la blague potache de mauvaise foi (limite complotiste). Ça m’a fait rire sur le moment, pas sûr que ça paraîtra aussi pertinent dans un mois.

Un titre est comme une main qui manœuvre un outil avec plus ou moins d’adresse. Il impulse une direction, une vitesse, une rotation à l’objet. On est déjà au cœur de l’editing. De la même manière, l’association avec d’autres photos, à commencer par celle de la page en vis-à-vis, le contexte d’une exposition, vont orienter le sens du récit de l’image. De l’infinité des sens possibles on en gardera une poignée, pour les besoins du moment.

Perfide Albion

2020.42-25 — Kodak Portra 400

J’ai décidé pour cette année de limiter les pellicules avec lesquelles je travaille. Kodak Portra en 24×36 et Kodak Ektachrome E100 en moyen format.

L’idée est de me familiariser avec mon matériel pour apprendre à en tirer la « substantifique moelle ». L’idéal serait de n’utiliser qu’un boîtier mais je vais garder ça pour l’an prochain. Peut-être.

Si

Si j’étais un chien, je serais un épagneul (marron) ;
Si j’étais une cafetière, je serais une Moka Bialetti, mais en acier ;
Si j’étais un appareil photo, je serais un Leica M3 (de 1965) ;
Si j’étais une ville, je serais Pondichéry. Ou Vladivostok…
Si j’étais une pellicule, je serais la récente Ektachrome E100 de Kodak ;
Si j’étais un moment de la journée, je serais l’aube, juste avant que les lampadaires ne s’éteignent ;
Si j’étais une saison, je serais l’automne en Amérique ;
Si j’étais une femme, je serais la Olivia Dunham de l’univers alternatif, dans la série TV Fringe ;
Si j’étais une voiture, je serais une Fiat 500 (rouge, avec deux couches de peinture) ;
Si j’étais un scientifique, je serais Doc Emmett Brown, dans Retour vers le Futur III ;
Si j’étais un arbre, je serais un olivier, dans les montagnes ;
Si j’étais un pays, je serais l’Italie (sans les fromages) ;
Si j’étais un écrivain, je serais Alexandre Dumas ;
Si j’étais un héros, je serais Mike S. Blueberry ;

Si j’étais un train, je serais en retard et puis,
Si j’étais une chanson triste, je serais chantée par Pink Floyd ;

Et comme dirait Kipling…
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de toute une vie,
Et sans dire un seul mot te mettre à reconstruire…

(à suivre)

Avertissement

Cette liste est garantie 100% pure subjectivité, mauvaise foi et complotisme.

Mangaka sensei

Ce matin je vais rendre un modeste hommage à mes dessinateurs de bande dessinée préférés. Les meilleurs, les cadors, les génies incontestables de l’univers connu.

En vrac, je citerai Mœbius & Jean Giraud, George Herriman et Jean de Brunhoff. Y en a-t-il d’autres ? Oui, certes. Mais ces trois-là remportent résolument la timbale et le pompon. En deuxième rideau, parce que je suis pas salaud, je ferai une place au chaud dans mon cœur à Fred, Franquin, Hergé, Lorenzo Mattotti, Mézières…

Dans la catégorie peinture, je citerai David Hockney et William Blake

(à suivre)

Avertissement

Cette liste est garantie 100% pure subjectivité, mauvaise foi et complotisme.